Commune de Bernex
Hospice Général
Coordination Asile
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L’intégration est un processus dynamique qui prend du temps. Ce processus nécessite une élaboration psychique importante qui se fait par étapes : douleur de ce qui est perdu, crainte de l’inconnu, sentiment de profonde solitude ; puis tristesse, nostalgie du monde perdu, mais aussi début de l’ouverture à un nouveau monde ; finalement deuil du pays d’origine, et intégration de la culture de là-bas à la culture d’ici.
L’accueil et la rencontre de personnes d’ici est donc très importante pour les migrant-e-s exilé-e-s : cela permet à ces personnes de s’engager petit à petit dans un tel processus d’intégration.
Accueillir et rencontrer des migrant-e-s est toujours source de plaisir, d’intérêt, de découverte pour qui veut bien « s’y frotter ».
Offrir un lieu d’accueil et de rencontre pour ceux et celles de là-bas et d’ici est donc une magnifique occasion d’enrichissement mutuel.
Le projet de « Café accueil-rencontre » correspond au programme de législature 2015-2020 du Conseil Administratif de la Commune qui souhaite « accroître et développer la solidarité entre les différentes populations (jeunes, personnes dans le besoin, aînés, requérants) » et « développer … l’intergénérationnel et la vie associative ».
Pour répondre de manière optimum à ces objectifs, ABA souhaite mettre sur pied un « Café accueil-rencontre ».
Un local de ce type permet d’offrir un lieu où tous-tes les habitant-e-s de la Commune peuvent se rencontrer pour développer des activités communes, avec et pour les migrant-e-s exilé-e-s. Pour ces dernier-e-s, il est important de pouvoir rencontrer des personnes indigènes, et, pour ceux et celles qui habitent dans un foyer, dans un lieu de vie autre que le foyer.
Les association sportives et culturelles de la Commune seront bien entendu intégrées aux projets développés à partir de ce lieu de rencontre.
L’objectif final est une intégration active à la vie de la Commune de tous et toutes, ceux et celles d’ici et ceux et celles d’ailleurs.
Il est important de souligner que ce lieu de rencontre se différencie du Café Communautaire récemment mis sur pied à Onex par ses objectifs très spécifiques : favoriser l’intégration des migrant-e-s exilé-e-s par un accueil en adéquation, offrir à toute personne, jeune et moins jeune, quelle que soit son origine, la possibilité de s’engager socialement.
Pour répondre aux objectifs posés, il faut une salle de plein pied pour que tout le monde puisse y avoir accès facilement, et si possible en position géographique « centrale », afin de favoriser l’accueil de tous et de toutes. Cette salle doit avoir un accès à une cuisine. En effet, la nourriture est une bonne occasion de communication pour créer des liens, et le « café » doit pouvoir remplir sa fonction. (Il n’est bien entendu pas question d’un « débit de boisson », mais bien d’un lieu de rencontre autour d’une tasse de café ou de thé).
Les heures d’ouverture restent à définir. L’expérience montre que les migrant-e-s exilé-e-s ont des besoins d’accueil quand les autres structures d’accueil sont fermées, soit les weekends et pendant les vacances scolaires. De plus, les migrant-e-s exilé-e-s sont astreint-e-s à des cours de français obligatoires pendant les jours de la semaine, sauf le mercredi après midi qui est souvent réservé pour le foot ! Il semblerait donc que le meilleur moment soit le samedi, par exemple de 14h à 19h.
Ce local doit être disponible régulièrement, car la régularité de l’ouverture est un gage de succès sur le long terme.
Outre la mise à disposition d’un local, le projet aura besoin d’un budget de fonctionnement relativement modeste (cf. café, thé, sucre, lait ; papier, photocopies, ingrédients pour cuisine).
Une équipe de bénévoles, à trouver, prendra en charge l’ouverture, la gestion et la fermeture du café, selon des règles à définir. Cette équipe fonctionnera selon un tournus, car elle est composée de bénévoles. Le nombre de bénévoles nécessaires est à définir, puis à adapter à la réalité. Cette équipe fonctionnera sous la supervision de membres bénévoles du comité ABA également organisés en tournus, pour les mêmes raisons : il s’agit de bénévoles. Les tournus sont planifiés bien à l’avance. Il est souhaitable que des migrant-e-s exilé-e-s fassent partie de l’équipe de bénévoles, comme c’est le cas à la Roseraie. Les jeunes de la Commune peuvent bien entendu faire partie d’une telle équipe.
Une fois le café mis en place, des activités pourront être organisées soit dans le café aux heures d’ouverture, soit à partir du café, à d’autres heures et dans d’autres lieux.
Les activités seront mises en place progressivement, en fonction des forces disponibles : c’est une structure entièrement bénévole, on ne peut pas demander aux bénévoles ce qu’on demanderait à des professionnel-l-e-s.
La créativité des bénévoles (que ce soit des Bernésien-ne-s ou des migrant-e-s exilé-e-s) fera le reste, par exemple :
Pour les bénévoles : organiser des moments de partage des expériences, de débriefing, d’information, de formation …
La fréquentation du café, soit par manque de participant-e-s, soit par débordement du nombre de participant-e-s…
Il faudra compter avec un long temps de rodage, et ne pas abandonner tout de suite. Mettre en place des liens avec les migrant-e-s exilé-e-s prend du temps et du doigté. Il faut gagner la confiance de personnes abîmées par la vie, le déracinement, le voyage, le manque de lien. Il faut aller les cherches là où ils sont, physiquement et psychologiquement.
Il faudra contrer l’essoufflement des bénévoles : organiser très clairement les tournus. Définir les fonctions, donner une feuille de route, définir les temps de présence, bref : faciliter l’engagement, et le valoriser. Proposer de quoi comprendre, répondre aux questions, informer et former.
On peut se demander si à terme, il ne serait pas souhaitable que la gestion d’une telle structure soit professionnalisée, comme c’est en général le cas ailleurs.
Si vous souhaitez assurer une co-permanence au café-accueil (CARABA) remplissez ce formulaire:
projet en négociation avec la Mairie et les club sportifs
Pour participer, être solidaire, offrir un peu de votre temps avec l‘Association Bernex-accueille (ABA), remplissez ce formulaire:
Nous structurons les séances toujours de la même manière, en trois parties:
Le sujet à traiter est décidé à l’avance (par exemple: la famille, le corps humain, les habits, aller chez le médecin, etc.). Nous travaillons le sujet surtout à l’oral, avec le support des images que nous apportons; et on écrit (ou ils écrivent sur le tableau) certains mots.
Nous faisons également des « jeux de rôle » pour travailler le vocabulaire.
L’ambiance est très décontractée et chaleureuse !
Le jeu de société est souvent lié au sujet traité (par exemple les mots croisés, le Memory) mais pas toujours. D’autres jeux sont aussi utilisés : jeux de cartes simples, UNO, Jenga.
Chaque fois nous introduisons le vocabulaire lié au jeu, les règles, etc.
Groupe de Sybille et Claudia
« J’ai fait entre autres une sorte de jeu de rôles : les jeunes devaient prendre le rôle d’un copain qui demande à un autre migrant de lui prendre du café en allant faire ses courses à la Migros, ou d’un migrant qui demande un renseignement sur les bus et qui se fait rembarrer, et cetera. J’ai enregistré ces discussions et nous avons ensuite écouté ces enregistrements.
[J’ai ensuite] enregistré les phrases prononcées par les jeunes, avec ma voix qui les corrige. On a ensuite écouté ensemble le résultat. Il me semble que je peux apporter quelque chose sur ce plan, car la prononciation fait beaucoup pour la bonne intégration dans le « public ». En tout cas ils se sont bien prêtés au jeu.Pendant que j’y suis, je vous livre une idée qui me paraît utilisable pour quelqu’un d’un bon niveau déjà. Je vais tenter cela avec L. Je vais lui demander de me dire des mots qu’il connaît et je lui présenterai une liste des mots de la même famille. Exemple : il connaît « la route ». Il vaut la peine, sans une énergie surdimensionnée, de citer : « routier », « routard », « autoroute », et même « routine »…
A « bonjour », on peut associer « bon » et « jour ». A « téléphone », on reliera « télé- » (« au loin »), « interphone », « aphone », « phonique », « phonographe »… »
Groupe de Jean-Jacques
Sur You Tube, il y a une série extra, faite par des spécialistes: « Parlons français » :
TV5Monde propose beaucoup de choses attractives « webdocumentaires-pour-apprendre-le-francais » (Dont des jeux en ligne !)
L’enseignement moderne des langues passe sans aucun doute par la technologie moderne, avec accès à You Tube et Internet …
Comment les bénévoles peuvent-ils s’y prendre ? S’ils ont des tablettes branchées sur wifi, c’est bon.
Des question? Des conseils? Contacter Elisabeth (comité ABA) via son adresse zoomstone@bluewin.ch ou par téléphone: 022 757 18 07 (répondeur)